Quand commencer avec les tampons ?
A cette question, pas de réponse. Ça commence bien. En effet, utiliser des tampons implique être relativement à l’aise avec son corps, en particulier le corps qu’on ne voit pas, le corps « interne ». On peut découvrir cette partie de soi grâce aux relations sexuelles mais aussi grâce à la masturbation. Petit à petit, chaque jeune fille devient plus à l’aise avec son corps et se permet d’explorer ces zones obscures. Il est donc évident qu’à 13 ans on peut rencontrer plus de difficultés qu’à 18 pour mettre un tampon. Mais ce n’est pas une fatalité !
Quel tampon choisir ?
Le commerce propose deux grands types de tampons : avec ou sans applicateur. Pour débuter, nous conseillons les tampons avec applicateur car leur application ne nécessite pas l’introduction de doigts dans le vagin, contrairement à l’autre modèle. Il est vrai que le modèle sans applicateur offre l’avantage d’être de taille réduite et donc de pouvoir être discret dans une poche ou un sac. Mais son application demande d’être un peu plus chevronnée. A chacune sa préférence ! Ensuite, les tampons se déclinent en mini, régulier, super. Pour des raisons de confort à l’application, le modèle mini paraît le plus adapté pour les « débutantes » et les jeunes filles vierges. Si votre flux (quantité de sang écoulé) est abondant il faudra le changer souvent ou choisir un modèle plus absorbant.
Comment l’appliquer ?
Nous voilà maintenant au cœur du problème. Combien de jeunes filles ont-elles lu la notice, essayé et échoué ? Quasiment toutes. Mettre un tampon n’est vraiment pas une formalité.
Pour une première fois, choisissez un endroit calme, où vous ne serez pas dérangée. Sachez qu’un tampon ne s’applique que pendant les périodes de règles.
Lavez-vous les mains avant et après. Si vous le souhaitez vous pouvez localiser le vagin à l’aide d’un miroir. Le vagin se trouve protégé par les petites et grandes lèvres, et se situe entre le méat urinaire et l’anus.
Sortez le tampon de son emballage. Vous êtes impressionnée par sa taille. Rassurez-vous, c’est l’applicateur qui est long, le tampon, lui, est de taille tout à fait raisonnable. N’hésitez pas à « gâcher » un tampon en procédant à son application ... dans un verre d’eau ! Vous verrez exactement comment cela fonctionne.
Une fois l’emballage retiré, prenez le tampon dans votre main habituelle (selon que vous êtes droitière ou gauchère) et tenez-le comme une seringue « inversée » : maintenez-le entre le pouce et le majeur au niveau de la coulisse de l’applicateur (partie à rayures en général), l’index servira de poussoir là où la cordelette ressort. Choisissez la posture qui vous paraît la plus confortable(accroupie, debout, une jambe relevée...). Avec l’autre main, écartez les lèvres de votre sexe. L’intérieur du poignet de la main qui tient le tampon vient se mettre face à votre pubis (zone pileuse). Vous introduisez l’applicateur, bout arrondi en premier, un peu en oblique dans le vagin. S’il y a une petite résistance, n’ayez pas peur de poussez un tout petit peu l’applicateur vers le fond en l’obliquant encore un peu (avec le pouce et le majeur mais pas l’index, vous risqueriez de sortir le tampon trop tôt). Respirez un grand coup pour détendre les muscles vaginaux et permettre à l’applicateur de glisser.
Une fois que l’applicateur est introduit jusqu’à la partie à rayures, faites-le coulisser en appuyant avec l’index tout en le maintenant à l’intérieur du vagin. C’est à ce moment-là que le tampon se place. Une fois la coulisse au bout, retirez doucement les deux parties de l’applicateur ensemble. Si vous ne sentez pas du tout le tampon et que la cordelette dépasse un peu, c’est qu’il est bien mis. Vous voilà tranquille pour 3 à 4 heures (vous pouvez le garder toute une nuit sans problème mais veillez à le changer dès le lever).
Pour le retirer, détendez-vous et tirez la cordelette lentement mais avec conviction. Un tampon imbibé est plus « lourd » et peut donc opposer quelques résistances.
Et si je n’y arrive pas ?
Pas de panique ! Il n’est écrit nulle part qu’une jeune fille doit mettre des tampons à un âge donné. Si vous n’y arrivez pas, vous rangez tout, laissez passer quelques temps et ré-essayer plus tard. Avec patience et confiance en votre corps vous y arriverez. Ce qui bloque beaucoup de jeunes filles, ce n’est pas la douleur mais plutôt la peur de la douleur.
Avec ces bons petits conseils en poche, et pourquoi pas un tampon, passez un bon été !