Qu’est ce que c’est ?
L’ivresse est un état de douce euphorie et d’excitation, dû à une consommation excessive d’alcool. Il y a en général une levée importante des inhibitions (des blocages) qui fait que l’on se comporte différemment : on éprouve des sensations agréables, on se sent à l’aise, on rigole tout seul. Ce sont des signes qui peuvent paraître amusants dans un premier temps, mais au fur et à mesure que l’ivresse devient importante, elle peut s’accompagner de désagréments tels que des nausées ou des maux de tête, mais aussi de troubles moteurs qui font qu’on ne marche pas droit, qu’on n’arrive pas à coordonner ses mouvements, à conduire sur la route, qu’on dit aussi parfois des choses incompréhensibles. Il peut y avoir aussi une modification de l’humeur, et on devient alors agressif ou irritable.
Dans quelles circonstances survient elle ?
La première ivresse survient à un moment où on ne connaît pas encore ses limites, on ne connaît pas véritablement l’effet que ça peut avoir sur nous, ce que ça peut nous procurer. Il y a alors un effet de curiosité : on est en général entre copains, il y a un côté convivial, on se sent bien. Mais surtout on est attiré par la recherche de nouvelles sensations, par l’inconnu, et on a alors envie de voir ce que ça fait d’être ivre.
Même occasionnelle, la consommation d’alcool des jeunes (et des plus vieux) doit rester raisonnable ; c’est pourquoi l’idée de transgresser un interdit peut-être à l’origine de la première ivresse, puisqu’il n’est pas rare que les parents responsables de la santé de leurs enfants et dont le rôle est de les protéger, les restreignent voire leur interdisent de boire de l’alcool.
Souvent lorsque les copains boivent de l’alcool, on a envie de faire comme eux, de les accompagner. Ça donne un sentiment d’appartenance au groupe. C’est alors par imitation que l’on est amené à boire plus que de raison et ainsi être ivre.
De l’euphorie à la déprime : Les risques
Cette première ivresse peut s’avérer dangereuse parce qu’elle procure une excitation sensorielle dans un premier temps plaisante, qui peut ensuite donner envie de recommencer. Cependant, c’est souvent le lendemain qu’on prend conscience de l’ampleur de la situation. Une fois la « découverte » passée, on ressent en nous les effets directs de l’alcool sur notre organisme : mal à la tête, mal au coeur, vomissements, mauvaise humeur, parfois même perte de mémoire ... ! Attention cependant à ceux, les plus fragiles peut-être, qui trouve en l’alcool un moyen de se sentir mieux. Dans les cas extrêmes, la dépendance exclut du groupe, de la famille, du travail etc... La dépression est proche, les soucis de santé physique aussi, cyroses du foie, cancers, accidents divers et variés, il y a même des maladies psychiatriques associées à des excès répétés d’alcool, sans parler de la détérioration mentale à long terme, le cerveau à force de subir l’assaut de produits qui agissent sur lui, peut finir par en perdre son latin... Les jeunes peu conscients des risques sont, comme avec tout usage de produits, plus fragiles face aux risques...