L’amour par texto


- L’envoi de textos peut permettre d’apprendre à se connaître tout en se protégeant du regard des autres. Cette absence de face à face permet de se dire des mots plus intimes.

- Le texto est aussi un bon moyen pour continuer d’échanger avec celui ou celle que l’on aime même lorsque la journée est terminée et qu’il faut respecter les horaires parentaux. Ainsi les au revoir sont moins difficiles, le portable va permettre de se retrouver et de partager, la distance ne sépare plus.

- C’est donc aussi le moment de choisir la sonnerie qui annonce l’arrivée du message, moment d’excitation. Est-ce lui ou elle ? Que va t-il ou elle me dire ? On peut tout s’imaginer.

- Et si certains pensent que le texto peut être un risque pour l’orthographe et la grammaire, il peut aussi permettre des moments de créativité qui n’empêcheront en rien d’écrire de manière correcte quand la situation le demande (à l’école par exemple). L’écriture ne respectera pas forcément les règles linguistiques mais ça tombe bien puisqu’il s’agit de se créer un langage à deux, intime. On peut se créer des codes spécifiques au couple, inventer des mots, changer leur construction. Ecrire « je t’aime » en « J’tM » mais n’y a t-il pas encore mille façons de l’écrire, à chacun de trouver la sienne.

- Et puis le texto va permettre de conserver les messages reçus ainsi même loin il est possible de les relire, de se rappeler le plaisir de l’échange sans fin. Avec le message, contrairement aux paroles, reste la preuve qu’il a existé un amour, il se conserve mais il peut aussi être effacé lorsqu’il se termine.

- Cependant il reste important de se rappeler que dans toute relation, il ne suffit pas de s’envoyer des messages, il est agréable et nécessaire de se voir, de se toucher, tous ces moments font partis de la construction d’un couple et tant pis si l’on rougit, si l’on transpire ou si l’on bégaye, c’est aussi avec ces petites imperfections que l’être aimé devient unique !

  • Mise en ligne le 20 décembre 2005
  • Dernière modification le 12 janvier 2006