
1° ) Qu’est-ce qu’ un phimosis ?
Un prépuce trop serré empêche de découvrir le gland. Ce problème devrait être décelé dès l’enfance, mais il arrive que ce ne soit pas le cas et qu’il faille attendre le moment de la puberté, avec la découverte de son corps et les premières masturbations pour que la gêne s’exprime et qu’on se rende compte du problème : on est en face d’un phimosis !
Une situation particulière existe : Le paraphimosis. Dans ce cas, le prépuce retroussé ne peut plus revenir dans sa position initiale. Il y a gonflement du prépuce qui forme une sorte de bourrelet qui entoure la base du gland avec une sensation douloureuse permanente. Il est urgent dans ce cas de consulter un médecin dans les délais les plus brefs !
2° ) En quoi consiste le traitement ?
Lorsqu’il est diagnostiqué à l’adolescence le phimosis nécessite un traitement chirurgical : la posthectomie est une opération qui consiste à enlever le prépuce. La même opération, faite pour des raisons religieuses ( consiste dans ce cas à l’ ablation de quelques millimètres de prépuce ) va s’appeler circoncision.
L’intervention se fait sous anesthésie générale avec une anesthésie locale pour enlever tout risque de douleur au réveil (l’opération dure une petite demi-heure ).
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3° ) Après l’ intervention, des précautions sont à prendre :
Ne pas prendre de bains, ni de bains de mer, les douches par contre sont autorisées dès le lendemain de l’intervention. La piscine est également contre-indiquée jusqu’à cicatrisation complète. Celle-ci n’est pas du tout douloureuse, il peut juste y avoir un gonflement qui peut entraîner des érections douloureuses. Pour éviter cela des antalgiques (anti-douleurs) sont prescrits, il n’y a donc aucune inquiétude à avoir, tout se passe toujours très bien !
Même les saignements qui peuvent survenir, et qui, quoique rares, sont parfois très impressionnants, sont sans aucune gravité ! Quand cela survient, il suffit de comprimer doucement la plaie avec une compresse, et en quelques minutes le saignement cesse sans aucune complication possible !
Cette intervention est sans risques d’incidence sur la sexualité, et n’ a aucune conséquence sur la fonction urinaire !
Autant de raisons qui devraient aplanir toutes les craintes que pourraient avoir les jeunes hommes que ce problème concerne. Il est vrai qu’il est toujours difficile de ne pas paniquer quand une "anomalie" touche les organes génitaux, et qu’en parler avec un tiers est toujours difficile !
Donc, si vous vous êtes reconnus dans cette description, n’hésitez surtout pas à aller consulter votre généraliste ou un urologue. Cette affection est fréquente, sans aucune gravité et se traite très bien. La démarche n’est pas facile mais elle est indispensable pour avoir une sexualité épanouissante et vous ferez l’économie de beaucoup d’inquiétudes !