
On a des tas de chose à dire à l’autre et justement on se force à se taire quand il nous adresse la parole.
On voudrait qu’il s’intéresse à nous et justement on fait une tête qui ferait fuir n’importe qui.
On lui montre qu’on se fiche complètement de lui alors que justement c’est la personne qui occupe le plus notre esprit en ce moment.
Ah c’que c’est simple !
On ne sait pas trop comment ça a commencé, il ou elle nous a énervé et on a décidé d’adopter " la stratégie de la carpe ", on ne lui parle plus jusqu’à ce que ... on ne sait pas, on verra.
Pendant tout ce temps, où on évite à tout prix de parler à l’autre, on rumine ce qui s’est passé. Plus le temps passe et plus le problème prend de l’ampleur. Jusqu’à ce qu’on en arrive même parfois à ne plus savoir pourquoi on ignore l’autre.
Le regard foudroyant ou la moue boudeuse, chacun son style. Il est vrai aussi que certain(ne)s sont beaucoup plus entraîné(e)s que d’autres à ce genre d’exercices, ils font la tête facilement. D’autres, au contraire, vont tout de suite exprimer les choses et ce sera reparti comme avant. Vous seriez plutôt de quel genre, vous ?
On cherche à faire réagir l’autre mais finalement sur qui est ce que cela a le plus de conséquence ? Car souvent on est le premier à subir son comportement. N’avez vous jamais eu le sentiment d’être seul(e), enfermé(e) en vous dans ces moments où vous ne parliez plus à quelqu’un qui comptait pour vous ?
C’est vous et personne d’autre qui avez décidé de commencer à " faire la gueule ", mais est-il possible de décider d’arrêter ? Et bien oui. On est toujours responsable du comportement qu’on a avec les autres. On dit que c’est à cause de l’autre mais au fond on sait qu’on y est pour quelque chose, non ? Bonne nouvelle, vous pouvez décider de sortir de ce silence infernal, décider de vous faire du bien ! C’est vrai ça demande parfois de faire l’effort de retrouver la parole, de mettre son orgueil de côté mais ... ça fait du bien. C’est beaucoup moins fatiguant et puis on a le plaisir de retrouver l’autre, de se parler, de se comprendre.
Le silence ça peut être vraiment lourd et du coup difficile à rompre entre deux personnes. C’est vrai il faut être deux pour qu’il y en ait un qui fasse la tête à l’autre. Les deux sont responsables de ce qui se passe et ont la possibilité d’essayer d’arrêter cet engrenage. Alors face à quelqu’un qui ne vous parle plus, comment réagissez vous ?
Car peut-être avez-vous dans votre entourage quelqu’un qui fait tellement souvent la tête, qu’on peut se demander s’il n’y a pas quelque chose qui la fait vraiment souffrir dans sa vie. Ce n’est plus lié à un évènement mais c’est tout le temps que cette personne se renferme sur elle. On pourrait dire qu’elle fait la gueule à ... la vie. Quelqu’un qui ne sait pas dire autrement qu’il a besoin d’aide est à aider. Il faut lui montrer qu’on est là, présent malgré tout, malgré cette tête à faire fuir n’importe qui, qu’on voit bien que ça ne va pas et l’accompagner vers un endroit où il pourra parler.