Le principe :
Il s’agit d’un nouveau mode de contraception hormonale disponible en France depuis mai 2001 : l’implanon. Il s’agit d’un petit réservoir de 4cm de long sur 2mm de diamètre, placé par les gynécologues sous la peau de la face interne du bras qui sert le moins (le gauche chez les droitières), sous anesthésie locale. Il contient un progestatif, délivré en continu.
Mode d’action :
L’effet contraceptif est du à la suppression de l’ovulation renforcée par la modification de l’endomètre qui empêche la nidation et par l’épaississement de la glaire cervicale qui ne laisse pas remonter les spermatozoïdes.
Durée :
L’implant peut être gardé pendant 3 ans. Il doit être ensuite retiré par le gynécologue. Il est possible cependant de le retirer avant si la femme le désire.
Efficacité :
Elle est excellente, pratiquement de 100%.
Effets indésirables :
C’est surtout la possibilité de saignements imprévisibles non graves mais qui peuvent être gênants. L’acné ou la prise de poids sont rares.
Réversibilité :
L’ovulation se rétablit en général 3 semaines après le retrait de l’implant.
A qui s’adresse cette contraception ?
A toutes les femmes qui le souhaitent et qui acceptent la possibilité d’avoir des saignements irréguliers. Les avantages sont son efficacité (on est à l’abri des oublis...), la possibilité de l’utiliser même si on n’a jamais eu d’enfant ou si on a une contre-indication aux oestrogènes.
Prix :
Il coûte 138 euros. Il est vendu en pharmacie sous ordonnance et est remboursé à 65% par l’Assurance Maladie.